Sculptures et compositions

«LE JARDIN DES SCULPTURES» DU MUSÉE LITTÉRAIRE

Le Jardin des Sculptures du Musée littéraire d’Odessa est un phénomène sans équivalent. Le Jardin transmet l’image unique de l’éternellement jeune Odessa, une ville qui a absorbé les traditions des grandes cultures et les a illuminées d’un sourire ensoleillé. Chaque année, il est visité par près de cent mille touristes.
Outre les sculptures de héros et de génies littéraires, on peut également voir dans le Jardin des sculptures les célèbres «babes» polovtsiennes – statues antiques créées par les peuples de la mer Noire il y a mille ans.


INSTALLATION «LES PORTES DU BONHEUR» («DOMUS SOLIS»)

Selon l’intention de l’auteur, c’est par ces portes que le soleil entre chaque matin à l’aube dans Odessa. Les portes sont installées sur la plage de Langeron, près du Club Hotel, derrière le complexe balnéaire NEMO Beach Club.
Elles sont une copie en bronze des anciennes portes d’Odessa qui, au XIXᵉ siècle, ornaient l’entrée principale d’une maison de la ville et accueillaient fièrement habitants et visiteurs.
Sculpteur – M. Reva, 2015.


COMPOSITION «LE TEMPS D’ODESSA»

À Odessa, le temps ne s’écoule pas comme dans les autres villes. Le temps odessite se mesure moins en minutes qu’en distances entre rencontres, événements, d’un été à l’autre, entre arrivées et retours d’amis. Ici, il existe ses propres périodes et règles.
Les figures humaines, de la taille d’un enfant, symbolisent les Odessites de générations, nationalités et professions différentes ; on y retrouve également le chat d’Odessa et le chien Julka. Tous, grâce aux efforts des mains d’enfants et d’adultes, peuvent se mettre à tourner dans une danse autour de l’horloge – symbole de la brièveté de la vie, où l’insouciance de l’enfance est suivie d’une jeunesse heureuse, puis d’une maturité donnant naissance à la sagesse de l’âge, à l’infinité du temps et à la capacité de l’homme d’accélérer son cours.
Il existe des choses qui unissent les gens aux pensées très différentes, qui rendent les adultes un peu enfants et permettent aux enfants d’enfreindre les règles. Il existe des événements où passé et futur se rencontrent.
Sculpteur – M. Reva, 2015.


MONUMENT À LA DOUZIÈME CHAISE

Il n’existe probablement pas beaucoup de citoyens de l’ex-URSS qui, même s’ils n’ont pas lu le roman Les Douze Chaises, n’aient au moins pas vu le film basé sur cette œuvre d’Ilia Ilf et Evgueni Petrov, deux humoristes d’Odessa.
Leur vrais noms : Iekhiel-Leib Arievitch Fainzilberg (1897–1937) et Evgueni Petrovitch Kataïev (1902–1942), frère de Valentin Kataïev, un autre écrivain odessite célèbre. Inutile de raconter ici les aventures d’Ostap Bender…
Le monument à la 12ᵉ chaise du roman a été inauguré le 1ᵉʳ avril 1999. Architecte – M. Reva.
Il faut noter que ce monument se trouve sur la plus petite place du monde – la place Ostap Bender.
En haute saison touristique, une longue file d’attente se forme pour se faire photographier dessus – on dit que la «chaise» apporte chance et prospérité financière.


GROUPE SCULPTURAL «LAOCOON ET SES FILS»

Dans la mythologie grecque, Laocoon est un prêtre-prophète troyen. C’est lui qui mit en garde les Troyens contre l’acceptation du cheval de Troie – cadeau des ennemis – ce pour quoi il fut puni. Athéna, protectrice des Danaens, irritée, envoya d’horribles serpents tuer Laocoon et ses deux fils.
La sculpture originale «Laocoon et ses fils» fut créée en 200 av. J.-C. à Pergame, ville antique d’Asie Mineure. Elle était en bronze. Au Ier siècle av. J.-C., les sculpteurs rhodiens Agesandros et ses fils Athénodore et Polydore en firent une copie en marbre blanc, aujourd’hui conservée au Vatican.
Le gouverneur d’Odessa, Grigori Marazli, l’admira tellement qu’il commanda une copie installée en 1870 dans sa villa. Plus tard, elle fut placée rue Preobrajenskaïa, et depuis 1971 elle se trouve devant le Musée archéologique d’Odessa.
Réalisée en marbre de Carrare, elle est une copie fidèle du chef-d’œuvre mondial.


MONUMENT À L’ORANGE

Le monument représente une orange avec un quartier retiré. Mais les Odessites l’appellent «monument au pot-de-vin». Et pour cause.
En 1796, Catherine II mourut. Son fils Paul Ier, qui détestait sa mère, entreprit de défaire ses réalisations, y compris la construction du port d’Odessa, stoppée…
La légende raconte que les Odessites décidèrent de s’attirer sa faveur en l’adoucissant avec… des oranges. Le magistrat de la ville ordonna d’envoyer 3 000 oranges de la meilleure qualité à la cour impériale. Le stratagème réussit : Paul accorda 250 000 roubles pour le port. Odessa fut sauvée par un pot-de-vin de 3 000 oranges !
Le monument fut inauguré le 2 septembre 2004 (sculpteur A. Tokarev, architecte V. Glazyrine).


COMPOSITION «L’ENLÈVEMENT D’EUROPE»

Cette œuvre fut offerte à Odessa et inaugurée en septembre 1994 par l’architecte V. N. Tchepelieva et le sculpteur A. P. Tokarev. Elle se trouve à la 9ᵉ station de la route de Fontan.


COMPOSITION «L’ARBRE DE L’AMOUR»

Inauguré au Jardin municipal le 14 février 2006, jour de la Saint-Valentin. Auteur – M. Reva.
La sculpture de trois mètres et une tonne est en forme d’arbre dont la cime rappelle un cœur. Sur la couronne en bronze patiné brillent 210 cœurs polis. Quelques-uns gisent au pied du tronc.
Sur l’écorce, le mot «amour» est gravé en 65 langues. Selon la croyance populaire, si un couple amoureux touche le tronc main dans la main, leur amour sera aussi solide que le bronze.


COMPOSITION «L’ENFANT D’OR»

Œuvre du sculpteur Ernst Neizvestny, offerte à Odessa et inaugurée en 1995 devant la gare maritime.
Elle symbolise un arbre dont le fruit donne naissance à un enfant. Les habitants l’ont surnommée «Kinder Surprise». Le visage de l’enfant évoque paix et sérénité, rappelant celui du Bouddha.


MONUMENT À PETIA ET GAVRIK

Situé sur la place Véra Kholodnaïa, ce monument représente deux garçons se balançant. Ce sont les héros du récit autobiographique Le Voile blanc solitaire de Valentin Kataïev (1897–1986).
Inauguré en 1988 (sculpteur N. I. Stepanov), il s’agit d’un des derniers monuments érigés à Odessa à l’époque soviétique.


«LA MARINIÈRE» – MONUMENT À L’ÉPOUSE DU MARIN

Ouvert en 2002 sur le port maritime (sculpteur O. Tokar).
Une femme gracile tient un enfant sur le parapet, tous deux fixant l’horizon dans l’attente du retour du marin. La composition en bronze est entourée d’un garde-corps orné du blason d’Odessa.


MONUMENT À TANTE SONIA

Bronze représentant une poissonnière au grand chapeau et au tablier, tenant des sprats contre son cœur, au marché du Privoz.
Créé par Igor Ivchenko et Ilarion Stadnik, inauguré en 2006. C’est un hommage aux grands-mères odessites, piliers de la ville.